Voici venir le temps des démolitions et du béton
27/08/2010
C’est la fin d’un été maussade à Yvetot, et pourquoi ne pas le dire pour le moins frileux, durant lequel il n’y eut aucune animation marquante, aucun évènement. Les travaux de la Place des Belges ? Malheureusement pas de quoi s’extasier. Si certains se gaussent devant l’embellissement du « cœur de ville », personnellement, je pense que celui-ci aura, à plus ou moins brève échéance, besoin d’une réanimation.
Avec la rentrée, voici venir le temps des démolitions :
- Celle annoncée de la maison normande avenue du Général Leclerc qui sera remplacée par un immeuble avec bureaux.
- Celle prévue d’une grande maison bourgeoise avec parc arboré rue du Calvaire et qui fera place là encore à un immeuble comprenant plusieurs dizaines de logements. Une personne privée, spécialiste du bâtiment, désirait l’acheter et en faire son lieu d’habitation et de travail. Ne pouvait-on pas privilégier cette solution ? La Ville laisse faire alors qu’elle pouvait trouver une solution.
On nous répondra qu’il s’agit de projets privés mais n’existe-t-il pas d’autres terrains constructibles pour les bureaux sans démolir cette belle construction ? Depuis plusieurs années Yvetot s’était développé en utilisant le plus souvent ses espaces agricoles ou ses friches industrielles….
Pour une municipalité qui s’est fait élire en promettant d’arrêter le bétonnage et de stopper les constructions… Nous laisserons les yvetotais juger.
Plus grave encore, en haut de la rue du Calvaire est affiché un permis de démolir délivré par la ville sur un « petit pavillon » (tourelle) datant de la Révolution et qui a miraculeusement échappé aux incendies de la seconde guerre mondiale. De plus, nous sommes dans un périmètre classé (périmètre de l’église), à l’entrée du « cœur de ville » si cher à nos élus, dans un carrefour important donnant du relief à l’aménagement floral et cachant une construction récente (bureaux). Cette construction fait partie de notre patrimoine, du cadre de vie des habitants du quartier et a toute une histoire.
Comment a-t-on pu signer l’arrêté permettant la démolition de cette petite merveille qui mérite tous nos efforts pour la restaurer et l’aménager dans son cadre de verdure actuelle. La ville pouvait se porter acquéreur de cette tourelle qui est en limite du domaine public.
Et les démolitions ne sont pas terminées… La prochaine, celle de l’ancienne piscine caneton. Alors que la ville manque de salle (nous n’avons plus le mille club) pour les activités, les réunions, les associations, pourquoi ne pas conserver ce bâtiment et mettre un plancher comme d’autres collectivités l’ont fait. Si la machinerie de la piscine était à bout de souffle, le reste était parfaitement entretenu (accueil, vestiaires, bâtiment) et pouvait servir de salle, bénéficiant d’un parking agrandi en 2007 ainsi que d’un environnement de qualité (jardin public également refait en 2007). Quel gâchis… Quel manque d’imagination… et de perspectives.
Un article d’un quotidien parlant du coût des travaux de la Place des Belges nous a interpellé. Il oppose le coût du projet de M. Canu (600.000€) à celui de l’ancienne municipalité (4M€) sans aller plus loin dans ses investigations et donc sans chercher à expliquer pourquoi cette différence de coût. Voici à quoi correspondent ces chiffres :
Après avoir appris que la place des Belges serait remaniée avec les moyens du bord, les Yvetotais constatent la première phase des travaux : l’élimination de tous les arbres de la place. On est au moins sûr que les services techniques sont équipés de bonnes tronçonneuses et que la verdure ne fait pas partie des priorités de la municipalité. Et pourtant, n’a-t-on pas entendu dire que le centre ville manquait d’arbres, que des coulées vertes allaient voir le jour dans différents quartiers ? C’est raté, comme d’habitude il y a l’effet d’annonce et la triste réalité.

Quel triste spectacle que ce conseil municipal au cours duquel, comme d’habitude, on assista à une succession de questions mais rien de concret.






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