Explication de texte
23/07/2010
Une nouvelle fois, M. Canu et ses conseillers consacrent une large partie (pour ne pas dire entière) de l’expression libre du journal municipal à Yvetot Perspectives en réponse à la lettre n°2, ce qui est tout à fait leur droit. Cependant pourquoi alors dépenser autant d’énergie et de temps pour « un conseiller municipal isolé qui manque de perspectives » (vous aurez noté le jeu de mots…) ?
Nous n’avons pas pour habitude de faire dans la surenchère, mais ce texte étant truffé d’inexactitudes et de fausses vérités, nous allons tenter de remettre les choses à l’endroit…
A titre d’exemple, les disponibilités de trésorerie de la ville d’Yvetot s’élèvent au 1er juin 2010 à 3 420 064,71 €, et non au chiffre indiqué de 649 464,90 €.
M. Canu n’a pas bien lu la lettre, ou joue t-il avec les chiffres comme bon lui semble ? Nous n’avons jamais parlé de 2010. Nous avons comparé la trésorerie que nous avons laissée dans les caisses de la ville en décembre 2007 et celle de décembre 2008, résultat de la 1ère année de gestion de M. Canu. L’intérêt était de démontrer qu’il y avait de l’argent dans les caisses à notre départ et les sommes qui ont été gaspillées en 2008… C’est réussi !
De 2006 à 2008, la majorité précédente oublie d’indiquer qu’elle a vendu 13,249 ha, pour la plupart à des promoteurs, et n’a acquis que 1,004 ha…
En 2008, l’équipe Canu était déjà aux commandes et a effectivement vendu plusieurs hectares. Enfin une vérité ! Il n’est bien-sûr pas précisé que sous notre mandature, nous avions acheté plus que ce que nous avions vendu. Une nouvelle fois, on joue avec les chiffres…
Chaque Yvetotais peut se réjouir des réalisations qui ont récemment abouti : l’aire d’accueil des gens du voyage, la rue de l’Etang, la rue du Calvaire, le parc du Manoir du Fay, entre autres, alors que les deux mandats précédents avaient vu la réalisation de plusieurs études, restées sans suite.
Les yvetotais peuvent-ils se réjouir d’avoir une aire des gens du voyage ? Cela améliore-t-il leur quotidien ? De plus, si M.Canu le souhaite, nous pouvons une nouvelle fois publier tout ce que nous avions réalisé lors du dernier mandat, juste histoire de comparer…
Qu’il change de « perspectives », en prenant le temps d’examiner les projets, en assistant par exemple aux réunions des commissions municipales, ce qui lui permettrait d’émettre des propositions constructives.
Les commissions ne se réunissent que très rarement dans l’année ce qui entraîne un désintéressement général des élus y compris et surtout ceux de la majorité. Cela démontre à quel point la concertation sur les projets n’est pas de mise à la mairie. Que dire des innombrables absences des élus de la majorité au conseil municipal ? Que dire des absences répétées des membres de l’équipe de M.Canu aux réunions du conseil communautaire ? Ce n’est ni plus ni moins une manière peu glorieuse de détourner l’attention sur la faiblesse et les problèmes de sa propre équipe.
Le développement urbain ne peut se concevoir qu’en fonction des exigences du PADD et du respect de l’environnement. La municipalité souhaite mettre en avant le dynamisme environnemental et la modernité, en créant une synergie entre le centre historique, l’hôpital, et l’écoquartier dans la zone de la Plaine.
De qui se moque-t-on ? Quelle synergie peut-il exister entre un hôpital qui ne sera bientôt qu’une super maison de retraite, un écoquartier en projet (qui ne verra sans doute jamais le jour – voir Paris Normandie du 08/07/10 et les difficultés de construire du locatif à Yvetot), et le centre-ville massacré par la nouvelle municipalité ?
Après avoir appris que la place des Belges serait remaniée avec les moyens du bord, les Yvetotais constatent la première phase des travaux : l’élimination de tous les arbres de la place. On est au moins sûr que les services techniques sont équipés de bonnes tronçonneuses et que la verdure ne fait pas partie des priorités de la municipalité. Et pourtant, n’a-t-on pas entendu dire que le centre ville manquait d’arbres, que des coulées vertes allaient voir le jour dans différents quartiers ? C’est raté, comme d’habitude il y a l’effet d’annonce et la triste réalité.
Les explications sur le droit de préemption des commerces en centre ville n’ont jamais été aussi confuses. Impossible d’y cerner une démarche claire, le discours ne manque pas de contradictions depuis plus d’un an.






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